Après la bataille de Buzenval et animés très certainement d’un désir de vengeance, du 22 au 27 janvier, les Allemands entreprennent la destruction systématique de la ville de Saint-Cloud. Des incendies allumés chaque jour transforment les quartiers en décombres. Un journaliste de l’Illustration constate : « L’aspect de cette riante localité est aujourd’hui lamentable… Partout des ruines, des décombres… Il semble… que l’ennemi se soit acharné à l’anéantir, à l’incendier avec un parti pris de basse vengeance et dans un but de destruction sauvage… ». Théophile Gautier, après une visite dans la ville dévastée relate : « Saint-Cloud, avec ses maisons sans toit et la blancheur morte de ses décombres, ressemblait à un grand cimetière dominé par sa chapelle funèbre. L’église, épargnée seule, veillait sur ce cadavre de ville. »

Enfin, le 31 janvier, soit 48 heures après l’armistice, jusque-là épargné par les combats qui ont opposé les forts d’Issy et de Vanves aux batteries ennemies installées sur la terrasse, le Château Neuf de Meudon prend mystérieusement feu. Comme pour la ville de Saint-Cloud, cet incendie peut être attribué à l’occupant. Durant trois jours, le château va brûler sans que personne ne puisse intervenir. Les ruines calcinées subiront quelques mois après un ultime pilonnage durant les échanges de tirs entre les Versaillais et les Communards.